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samedi 8 décembre 2012

Noel 2012: Y, the last Man


Y the last man

Brian k. Vaughan
Pia Guerra
Vertigo-DC (édition originale)
Urban (édition française)

série finie en anglais, en cours de réédition en français.


C'est parfois difficile de parler d'une de ses series préférées, tant l'affecte peut jouer sur le sérieux d'une review, surtout pour un titre de la liste de Noel!
Brian K.Vaughan, l’un des auteurs récurrents de Lost, s’est fait un nom en signant Y : The last man, un énorme succès du comic-book. Les aventures de Yorick, le dernier homme sur Terre depuis qu’un virus à éradiqué toutes les espèces mâles (ou presque : excepté lui, seul Esperluette son singe capucin a survécu) de la planète bleue.
 Y les français l'appellent "i grec". Grec comme la tragédie, comme le destin qui frappe à l'improviste. Les anglais le prononcent "why". Pourquoi. Comme l'interrogation devant la mort qui surgit. Y. l'initiale de Yorick Brown, le dernier homme vivant sur une Terre ravagée par un mystérieux virus qui n'a laissé à sa surface que des femmes. Y. Le chromosome qui donne aux enfants mâles leur sexe, croix incomplète qui les distingue des femmes, désormais dirigeantes d'un monde dans lequel Yorik Brown se retrouve l'objet de toutes les convoitises et de toutes les détestations. Y. Croisée des chemins, fourche des destins, tournants des vies. Carrefour où Yorick Brown et son capucin Eperluette devront choisir quelle voie choisir.

Le scénario développé par Vaughan est tout simplement génial ! L’intrigue est vraiment très bien menée. L’auteur sait où il va et comment il veut finir son histoire (dés le départ le nombre d’épisodes avait été prévu) et ça se sent. Le tout est véritablement maitrisé. Vaughan réussi à nous montrer les réactions des gouvernements (du moins ce qu’il en reste) face à ce cataclysme tout en centrant le récit sur Yorick. Il évite les clichés et développe des personnages intéressants et profonds. La dynamique de groupe entre Yorick, l’agent 355 et le Dr. Mann est vraiment bonne.
Comme point de départ, non seulement environ la moitié de la population est morte en une fraction de seconde mais en plus la question de comment va-t-on continuer de survivre se pose. Il n’y a plus d’hommes mais il n’y a plus d’animaux mâles. Toutes les espèces sont en voie d’extinction. Les problèmes de survie sont imminents. De plus, la mort de tous les hommes a causé beaucoup de dommages collatéraux. Des avions qui s’écrasent, des accidents de voitures en pagaille et aussi un nombre impressionnant de cadavres à nettoyer (mais pas grand monde dont c’est le métier). Les gouvernements sont complètement chamboulés. Les statu quo et jeux de pouvoir du monde entier changent radicalement. Je vous laisse imaginer les enjeux que Yorick et Esperluette représentent.
Vaughan se sert avec brio de son histoire pour critiquer les sociétés dans lesquels nous vivons (en particulier le sexisme mais également la technologie et la bioéthique). Le style graphique de Y le dernier homme est très épuré et efficace. Chose suffisamment rare pour être mentionnée, le dessin est assuré par une dessinatrice.

un indispensable à lire, s'offrir ou se faire offrir!
 

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