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mardi 15 février 2011

Ce n'était pas écrit

Phénomène culturel sans commune mesure, la saga de Tommy Taylor, créée par le romancier Wilson Taylor, a fédéré plus de fans que n'importe quel ouvrage, durant 13 romans. Aujourd’hui, l’auteur a disparu depuis pratiquement 10 années. La seule chose à laquelle se rattachent désormais les fans est le fils du romancier, qui se nomme Tom Taylor et dont le père s'est inspiré pour créer son célèbre héros. Tom fait régulièrement des séances de signature, lors de conventions et il croise souvent les mêmes olibrius, dont certains se griment en personnages du roman. Alors qu'il répond aux questions des fans lors d'une tribune, une jeune femme disant s'appeler Lizzie Hexam, étudiante, l'interroge sur sa véritable identité. Tom ne comprend pas. Celle-ci argumente en montrant des photos d'enfants et en évoquant son numéro de sécurité sociale qui appartiendrait à une vieille dame… L'agent du fils Taylor intervient et interrompt les questions. Le souci est que cette intervention est rapidement relayée par les médias. Tom devient dès lors la cible de ceux-ci. Il est même agressé par un étonnant personnage...


The Unwritten bénéficie d'une forte renommée aux Etats-Unis et sort enfin en France. Le récit narre les déboires de Tom Taylor, fils d'un romancier disparu qui a inspiré son père pour des romans au succès considérable. Ses histoires mêlent donc habilement fiction et réalité. Au fil de ce premier album (et de ses 5 chapitres), le héros apprend que sa véritable existence n’est pas celle qu’il croit. Pire : les romans de son père laissant une part importante à la magie, laisseraient à penser que Tom serait la véritable réincarnation du héros du roman : Tommy Taylor. Véritable puzzle scénaristique, le récit est parfaitement négocié par un Mike Carey très en verve. L'auteur apporte une véritable dimension littéraire à son comic, en insérant des détails provenant de divers romans. Ainsi, les références à Harry Potter sont nombreuses et pourraient même paraître lourdingues par moment. Au final l'ensemble demeure tout de même digeste. Au fur et à mesure de l'histoire, le héros perd progressivement pied. Est-il toujours dans la réalité ? La réalité est-elle imaginaire ? Qui est-il vraiment ? Les questions sont aussi nombreuses que les pistes distillées. Mike Carey se joue du lecteur de belle manière, bien mieux que sur le pitoyable Faker où il s'essayait déjà à la manipulation de son lectorat. Peter Gross réalise, quant à lui, une prestation de qualité au niveau des dessins : trait fin et cadrages efficaces. Notons que ce premier tome prometteur est introduit par quelques mots de Bill Willingham (le créateur de Fables). Espérons une suite du même acabit !

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